• Comme Monelle (avec le son et l'image !)

     

    Voilà.

    Comme Monelle. Chanson inspirée par la lecture du très long poème de Marcel Schwob (1867-1905) :

    "Le livre de Monelle".

      

     


    COMME MONELLE

    Lorsque tes yeux se brisent en mille éclats de larmes 
    Roulant sous ta chemise leur silencieux vacarme 
    Moi je te verrais bien, le cœur encore en panne 
    Sur le bord de la route, warnings allumés 
    A l’orée de nos doutes, de nos vies abîmées 
    Tu serais là assise dans l’herbe du fossé 
    La pluie qui tomberait mouillerait tes cheveux 
    Et t’aurais dans les yeux comm’ des cris affamés 

    Au bras d’un parapluie, moi je te verrais bien 
    T’irais comm’ ça le soir, docile comme un chien 
    Reniflant le chemin au hasard du chagrin 
    Moi je te verrais bien au brouillard de la rue 
    Sur les trottoirs mouillés, luisants comme miroirs 
    Tu chercherais ton ombre aux jeux des réverbères 
    Je la vois seule et sombre, fuyant dans la lumière 

    Moi je te verrais bien, couchée comme Monelle 
    Dans un endroit tout noir, toute pliée comme elle 
    Nichée nue dans le froid, comme un’ bête sauvage 
    T’aurais comme Monelle un étrange langage 
    Et tu n’aurais plus peur des ténèbres et du froid 
    Et tu me parlerais de ce lieu très étroit 
    Où tu m’emporteras, enfermé dans tes bras 

     

     

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  • En ce temps-là... j'avais 20 ans ! 

     

    1991, j'ai 20 ans, j'anime seule le bal d'un village de Picardie maritime aux commandes de mon Orla R510
    et de mon synthé Korg Poly 802.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nouvelle chanson : C'est con !

     

     

    L’oiseau qui piaill’ sous ma fenêtre 

    Qui me racont’ sa raison d’être 

    Et qui s’envol’ quand il me voit 

    Me la rechanter sur le toit 

     

    L’arbre qui me tend le printemps 

    Ouvrant ses feuilles lentement 

    L’arbre qui me montre le fruit 

    Qu’il tourne doucement sans bruit 

     

    L’araignée qui tisse l’étoile 

    De ses longues nuits hivernales 

    Que je découvre le matin 

    Scintillante dans le sapin 

     

    Refrain : 

    C’est con, c’est con, c’est con 

    Mais cependant moi j’aime ça 

    J’aime ça, j’aime tout ça, 

    Lalala, j’aime ça, j’aime tout ça 

     

    Le cri joyeux des oies sauvages 

    Qui vont au-delà des nuages 

    Et celui de la chouette hulotte 

    Qui dans l’obscurité radote 

     

    L’aube qui sort de la forêt 

    Vêtue de son voile dorée 

    Et qui s’en retourne le soir 

    De l’autre côté du miroir 

     

    L’eau qui s’en revient de là-haut 

    En roulant son petit tonneau 

    Entre les pierres et les rochers 

    Et dessous des branches penchées 

     

    Les oiseaux, les arbres, les fleurs 

    Les quatre côtés des années 

    Tout’s ces babioles sans valeur 

    Qu’on nous déclare surannées 

     

    Refrain : 

    C’est con, c’est con, c’est con 

    Mais cependant moi j’aime ça 

    J’aime ça, j’aime tout ça, 

    Lalala, j’aime ça, j’aime tout ça 

     

    Demain quand tout aura brûlé 

    Quand la maison sera en cendre 

    L’oiseau qui aimait me parler 

    Ne pourra plus se faire entendre 

     

    C’est con, c’est con

     

    Paroles : jimmy grandsire - Musique, piano, chant : hélène grandsire

     

     

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