• Piste 9 - piano voix 2011

    L'ORPHELIN

     

    Le corps hérissé d’insolence
    Et l’âme enrubannée d’un songe
    L’enfant noyé dans son silence
    S’écoutait ronger le mensonge
    Nul ne voyait sous sa paupière
    Comment il digérait ce deuil
    Quand ce glissant dessous la pierre
    De ce cadavre il ouvrait l’œil

     

    Comme le tournesol
    D’une grâce solaire
    Minaudant sur le sol
    Le divin corollaire
    Tous les enfants privés
    De l’âme originelle
    Gardent les yeux rivés
    Sur l’ombre maternelle

     

    Ma mie songe à maman
    Maman était si belle
    Que même au firmament
    Elle m’aime rebelle
    Vois ma mie ô comment
    Rougissante elle danse
    Dans ce cœur par moment
    Qui lui bat la cadence

     

    Dans le for intérieur
    Où demeure interné
    Le bonheur antérieur
    De cet enfant mort-né
    L’adulte maintenant
    Dans cet humble château
    Sur son cœur détonnant
    Frappe à coups de marteau